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Trois façons de mettre du lubrifiant

En mettre ne veut pas dire que quelque chose cloche. Ça veut dire que ça va glisser. Et bien mis, c'est déjà une caresse.

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Le lubrifiant, je l'ai longtemps vu comme une pause gênante : le flacon cherché à tâtons dans le noir, le bouchon qui résiste, le « pfff » qui fait rire tout le monde sauf celui qui le tient. Le flacon n'y est pour rien. Tout est dans la façon.

Chauffe-le

Versé direct sur la peau, il est froid, et le frisson n'est pas du tout celui que tu espérais. Une noisette dans ta paume, tu frottes tes mains le temps d'un baiser, et il arrive tiède, à la température de sa peau. C'est le même geste que l'huile de massage, pour une autre destination.

Mets-le sur l'autre

Te le mettre toi-même, c'est de la logistique. Le mettre sur l'autre, c'est autre chose : ta main qui prend son temps, qui étale, qui insiste là où ça glisse… et voilà, c'est déjà une branlette ou un doigté qui commence. Personne n'attend que ce soit fini pour reprendre, puisque rien ne s'est arrêté.

Remets-en sans t'arrêter

Ça sèche, ça s'absorbe, et toujours au meilleur moment. Le flacon ouvert sur la table de nuit, pas au fond du tiroir : tu en rajoutes d'une main pendant que l'autre continue. Et vas-y franchement, surtout pour une sodomie : l'anus ne mouille pas tout seul, et trop de lubrifiant, ça n'existe pas. Au pire, ça tache les draps.

Un truc à savoir avant d'en acheter : l'huile fragilise les préservatifs, et le lubrifiant au silicone abîme les jouets en silicone — ton vibro, ton plug. À base d'eau, il va avec tout, et ça se rince en deux secondes.

Trente-deux objets, du foulard au harnais.

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